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Démarrer avec Anki quand on a déjà abandonné une fois

4 août 2026 · 3 min de lecture

Anki est le meilleur outil de mémorisation existant, et il fait fuir la moitié des gens qui l'installent. Son interface date, son vocabulaire est technique, et sa documentation part du principe qu'on veut tout paramétrer.

Voici ce qu'il faut vraiment savoir. Le reste peut attendre des mois.

Le vocabulaire, en trois mots

Une note, c'est votre contenu : un terme et sa définition, une question et sa réponse.

Une carte, c'est une question générée depuis une note. Une note peut produire plusieurs cartes — recto-verso et verso-recto, par exemple.

Un paquet, c'est un dossier de cartes. Un par matière suffit largement ; ne vous lancez pas dans une arborescence.

C'est tout. Les types de notes, les modèles, les étiquettes — vous en aurez besoin un jour, pas aujourd'hui.

La boucle quotidienne

Vous ouvrez Anki, vous cliquez sur un paquet, une question s'affiche. Vous cherchez la réponse de tête, vous l'affichez, et vous vous notez :

  • À revoir — je ne savais pas. La carte revient dans quelques minutes.
  • Difficile — je savais, péniblement.
  • Correct — je savais. C'est le bouton par défaut, celui qu'on utilise 80 % du temps.
  • Facile — évident. À réserver aux cartes vraiment acquises, sinon vous ne les reverrez plus assez tôt.

L'erreur du débutant est de cliquer Facile par optimisme. L'intervalle explose, la carte disparaît trois mois, et vous l'aurez oubliée quand elle reviendra.

Les trois réglages qui comptent

Limitez les cartes nouvelles par jour. Par défaut, Anki en introduit vingt. Si vous importez un paquet de mille cartes, vous croirez devoir tout apprendre d'un coup — c'est faux, et c'est la première cause d'abandon. Dix à vingt par jour est un rythme tenable.

Activez FSRS. C'est l'algorithme de planification moderne, intégré à Anki depuis 2023. Il remplace l'ancien calcul et réduit sensiblement le nombre de révisions à mémorisation égale. Il est dans les préférences de paquet ; activez-le et n'y touchez plus.

Installez l'application mobile. AnkiDroid est gratuit sur Android, AnkiMobile est payant sur iPhone. C'est le seul achat qui vaille : la répétition espacée fonctionne parce qu'on révise tous les jours, et on ne révise tous les jours que si l'outil est dans la poche. La synchronisation passe par AnkiWeb, gratuite.

Importer un paquet

Un fichier .apkg s'ouvre d'un double clic sur ordinateur, ou depuis le menu d'import sur mobile. Les cartes rejoignent votre collection et suivent votre propre planification.

C'est le format à privilégier sur le CSV : pas de correspondance de colonnes à régler, pas de problème d'accents, pas de choix de type de note. Ça s'ouvre, c'est fait.

Ce qu'Anki ne fera jamais pour vous

Il ne fabrique pas vos cartes, et il ne vérifie pas qu'elles sont bonnes. Un paquet mal découpé sera fidèlement planifié pendant des mois, ce qui est la pire chose qui puisse arriver — vous entretiendrez une mauvaise mémoire avec application.

D'où l'ordre à respecter : comprenez le cours, découpez-le en cartes atomiques, relisez ce que vous avez produit, puis confiez le calendrier à Anki.

C'est le découpage qui coûte, et c'est là qu'un générateur fait gagner l'essentiel du temps. Mais la relecture reste la vôtre : aucun outil ne sait ce que votre examinateur attend.